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 Je t'aime trop pour le supporter (OS; Harry/Hermione)

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Ginny Weasley
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Nombre de messages : 822
Age : 28
Localisation : Poudlard
Date d'inscription : 09/07/2008

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Age du personnage: 16
Année du personnage: Sixième année

MessageSujet: Je t'aime trop pour le supporter (OS; Harry/Hermione)   Sam 9 Aoû - 2:00

Je l'aime toujours. Je l'ai aimé, je l'aime et je l'aimerai toujours. La vie nous a réuni puis séparé, je ne l'oublierai jamais. Mais je dois t'abord vous raconter comment tout à commencer.


Je me rappelle du début de notre amitié. S'il n'était pas venu avec Ron me chercher, je ne serais même plus de ce monde. Peut-être est-ce que tout aurais été mieux ainsi.




Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que je leur doit beaucoup.



Dès la fin de l'année, celui que j’allais aimer s'est retrouvé face à Voldemort pour la deuxième fois de sa vie et il a à nouveau survécu. A cette époque je le voyais encore comme un ami. En deuxième année, des évènements encore plus inquiétants se passaient. Je me suis retrouvée pétrifiée mais mes deux amis ont retrouvé le basilic et Harry l'a tué. Il a sauvé Ginny et empêché à nouveau Voldemort de reprendre le pouvoir.



Comme j'ai été heureuse de voir que tout avait marché.



En troisième année il a retrouvé son parrain qui a pris le rôle de son père pendant deux ans.

Vous n'imaginez pas la joie qu’il ressentait dans les moments où ils se retrouvaient. C’était indescriptible.



L'année suivante, il s'est retrouvé précipité dans des évènements qui le dépassaient. Il en est ressorti vivant mais blessé psychologiquement : Voldemort était de retour.

La cinquième année fut la plus éprouvante pour lui et pour nous tous : Voldemort, Ombrage, les critiques. Harry était toujours sur les nerfs. En plus de sa suspension de Quidditch, cette Cho est venu. Harry l'aimait depuis longtemps et j'essayais de paraître heureuse pour lui alors que j'étais terriblement jalouse. J'ai essayé de me rapprocher de Ron pour oublier mon amour pour Harry mais je voyais bien que nous étions plutôt frère et sœur. La fin de cette année fut déchirante : le ministère, les Mangemorts, la mort de Sirius, la première d'une lignée douloureuse dans ma vie.


Dès lors une lueur triste restait toujours dans ses yeux, même quand il souriait.


Il avait réussi ses Buses pour poursuivre sa formation d'Auror. Il étudiait sans relâche et nous savions pourquoi : une douce vengeance.



Cette sixième année fut déchirante pour moi. Le soir d'Halloween, je fus convoquée dans le bureau de Dumbledore qui voulait me voir. Je ne me doutai pas que la nouvelle serait aussi déchirante et un fossé s'ouvrit dans mon cœur dès qu'il prononça les mots "ils sont morts".

Ma respiration s’arrêta alors et mes yeux se remplirent de larmes qui dévalèrent mes joues. Je ne parvins plus à articulé un mot.

Lorsque Dumbledore me fit signe de sortir je me précipitai dehors, à l'air frais pour me remettre les idées en place mais j'avais surtout besoin de réaliser. Je comprenais enfin la douleur et la tristesse d'Harry : il avait perdu ses parents puis son parrain; il n'avait plus de famille. Je courrais à travers les couloirs sans me soucier des autres autour de moi qui me regardaient avec des yeux ronds.

Je fuyais la vérité, je voulais que tout s'arrête.

Je m'enfuis vers la forêt, dehors, à l'abri des regards et m'assis derrière un buisson pour pleurer tout à mon aise.


Soudain je sentis quelqu'un s'approcher de moi. Je me doutais de son identité mais je ne voulais pas qu'il me voit ainsi. Je restai obstinément dos à lui, le regard fixé sur la rive du lac.


Il s'assit derrière moi et m'entoura de ses bras protecteurs. Je retenais mes larmes depuis qu'il était arrivé : je ne voulais pas me montrer ainsi, je voulais montrer la fille studieuse que j'étais d'habitude. Il resserra son étreinte et murmura à mon oreille:

" Qu'est-ce qu'il y a? Tu peux tout me dire.

- Voldemort... mes parents, réussis-je à articuler entre deux sanglots."

Je me retournai soudainement et calai ma tête dans son cou. Je sentais son parfum et sa chaleur, je sentais un réconfort, une compréhension.


Il resserra ses bras et posa sa tête contre la mienne.

Je sentais sa respiration dans ma nuque, je sentais des frissons me parcourait le corps. J'avais tellement rêvé de ce moment, mais pas dans ces circonstances.

Malgré tout sa présence m'apaisait, je ressentais un bonheur naissant tout au fond de moi.


Je relevai doucement la tête et il m'attira soudainement mais doucement à lui. Mes lèvres rencontrèrent les siennes dans un baiser doux, tendre. Je sentis alors une chaleur inconnue depuis longtemps se diffuser en moi.


Il s'éloigna brusquement et baissa les yeux, confus. Je sentis ses bras quitter le contact de mon corps. Il commença à partir mais, instinctivement, je le retins par la manche. Je m'avançai vers lui et l'attirai à moi pour rencontrer à nouveau ses lèvres douces et chaudes. Il passa à nouveau ses bras autour de mes hanches. Cet échange dura une éternité pour nous, nous voulions oublier ce qui nous entourait, la douleur, la mort, et rester ainsi pour toujours. Mais le souffle vint à nous manquer et nous écartâmes à regret nos deux visages.

Je blottis ma tête dans son cou, nous nous assîmes dans l'herbe, nous nous embrassâmes. Ces échanges nous apportaient un réconfort que nous n'avions pu trouver ailleurs. Nous finîmes par nous endormir à la belle étoile, l'un contre l'autre.




Nous avions décidé de ne pas garder notre histoire secrète. Ron fut le premier au courant. Je remercie le ciel qu'il ait approuvé notre relation. Bientôt tous les Gryffondors étaient au courant mais ce que je redoutais arriva : les Serpentards l'apprirent. Malefoy tenta alors quelque chose que je ne le pensais pas capable : me faire subir le Doloris pour se venger avant de vouloir me violer. Heureusement que Harry me retrouva à temps. Je n'essaie même pas d'imaginer ce qui se serait passé s'il n'était pas venu.


Tout ce que je sais, c'est qu'Harry me consola du mieux qu'il put et je l’en remerciai pour cela. La nuit qui suivit, nous voulûmes avoir un moment d'intimité entre nous et nous allâmes donc dans la Salle sur Demande. Je ne sais par quel moyen mais ce fut notre première fois. Nous avions soif de l'autre, j'avais envie de sa chair. Et malgré nos erreurs, ce fut un moment magique. Nous avions oublié le reste, nous étions seuls au monde.


Ces moments étaient les seuls, ceux que nous passions tous les deux en tête à tête et ceux où nous rigolions entre amis, à nous faire oublier l'horreur qui nous entourait. A la fin de notre sixième année, ce fut au tour de Rogue de mourir. Non pas que nous l'aimions beaucoup mais c'était un professeur de Poudlard.


Nous passâmes l'été ensemble avec l'autorisation de Dumbledore.

Ce fut le meilleur été de ma vie et le dernier car il allait bientôt m'être enlevé. Notre dernière année à Poudlard fut assez bonne dans l'ensemble mais il y avait une ombre grandissante de jours en jours à ce tableau : Voldemort et ses Mangemorts.

Les jours étaient comptés mais les élèves essayaient de faire preuve d'insouciance. Nous nous entrainions tous les jours mais nous tentions de nous évader entre deux quand même.


Harry me demanda en mariage à Noël : il voulait que nous soyons unis avant la bataille finale contre Voldemort. Ce fut le plus beau jour de ma vie. Nous nous mariâmes à la St Valentin. Je porte toujours mon alliance, forgée dans les flammes d'un dragon. Cette alliance est le bien le plus précieux que je possède.


Mais la vie devait se montrer cruelle avec moi une dernière fois.


Le jour de la dernière bataille approchait. L'été commençait et nous avions tous eu nos Aspic. J'habitais avec Harry à Près-au-Lard. Chaque jour nous paraissait une victoire contre la mort. Mais cette idée vint subitement s'assombrir avec l'appel de Dumbledore pour le combat, le 31 juillet. Nous transplanâmes directement devant les grilles du château pour gagner du temps. Dumbledore nous expliqua tout. Ron était là avec toute sa famille, les Gryffondor de notre année et encore énormément de monde.


Harry captura mes lèvres une dernière fois pour sceller notre amour.

" Tout se passera bien"

Il n'avait pas l'air de le penser, mais il voulait me rassurer et je le savais. Nous restâmes main dans la main, scrutant l'horizon. Tout était calme, beaucoup trop calme : le calme avant la tempête.


Soudain un bruit sourd se fit entendre, signal que les Mangemorts arrivaient. Les sorts fusèrent soudain de tous les côtés, de toutes les couleurs. Je ne parvenais pas à pleurer les nôtres qui mourraient, je me concentrais à éliminer le plus de Mangemorts possible.

Harry était toujours à mes côtés, lui aussi était très concentré.

Puis brusquement je le vis : Lord Voldemort. Il était terrifiant et je ressentis immédiatement une haine démesurée envers lui mais Harry sembla encore plus incontrôlable. Je lui serrai la main pour lui faire comprendre, il me comprit. Il leva sa baguette en même temps que moi.

Nous lançâmes l'Avada Kedavra en même temps : le mien était pour l'affaiblir, le sien pour le tuer. Le mage noir ne put réagir, ce qui évita à Harry de revoir les dernières personnes que Voldemort avaient tué, surtout mes parents. Il tomba alors, mort.


Nous nous regardâmes, un sourire sur le visage : tout était fini. Nous étions sauvés. Mais nous n'avions pas pensé aux Mangemorts.


Soudain le sourire d'Harry se figea et il tomba dans mes bras. Du sang me coula alors sur mes mains, sur moi. Mes joues redevinrent cet océan salé qu'elles avaient été. Harry leva ses yeux magnifiques et plongea une nouvelle fois ses yeux émeraude dans mes yeux chocolat, une dernière fois. J'approchai mon visage du sien et cueilli ses lèvres. Il me murmura à l’oreille :

" Je t'aime"

Son souffle s'arrêta alors. Il était mort. Le monde entier s'effondra alors autour de moi. Plus rien n'existait, je ne voyais que des silhouettes floues à travers mes larmes. Je regardai mon alliance et pris sa main gauche.


Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, à genou dans la boue, serrant son corps contre moi. Ma main est toujours crispée sur la sienne, unis pour la vie, pour le meilleur et pour le pire. Je ne peux le supporter. Je l’aime trop pour supporter de rester alors que lui est partit, au moment où on croyait être enfin libre.



Une douleur fulgurante dans mon dos et la sensation d’un liquide chaud qui coule le long de ma colonne.


Je sens que je pars, tout devient flou autour de moi. Mais je ne sens pas la douleur de la mort. Au contraire elle me tend les bras et me sourit, ce sourire qui illuminait ma vie illumine maintenant ma mort.




Je sombre dans l’infini.
Je pars rejoindre les gens que j’aime et surtout lui, Harry Potter.

Nous deux, unis pour l'éternité


_________________
Ginette, concilante mais insatisfaite, chante toujours avec sa tronçonneuse et sa Lulu :D




Paul Verlaine
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop pour le supporter (OS; Harry/Hermione)   Sam 27 Sep - 0:50

Très très beau OS bravo bravo bravo. J'adore les fins tristes et la tienne est vraiment touchante ( larme ).. J'aime les Harry/Mione, c'est tellement bien ~
Bonne chance avec tes autres Fic !
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Je t'aime trop pour le supporter (OS; Harry/Hermione)
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